Le highlife, un genre musical d’origine africaine qui mêle rythmes de danse et cuivres, souvent associé à la côte ouest. Ce n’est pas un mot qu’on entend souvent dans les villages de Bretagne ou en Provence, mais il partage avec la musique folklorique, les sons transmis de bouche à oreille, sans partition, portés par les fêtes locales et les saisons une même énergie : celle de la communauté qui danse, chante et se reconnaît dans ses propres sons. En France, on ne parle pas de highlife, mais on vit des choses très proches : des fêtes où l’accordéon, l’instrument qui fait vibrer les bals populaires depuis les années 1900 remplace le saxophone, où la vielle à roue, un instrument qui sonne comme une mémoire vivante chante les histoires des champs, des vendanges, des mariages. Ce n’est pas du folklore pour touristes. C’est du vécu. Des gens qui gardent ces sons parce qu’ils leur parlent, pas parce qu’ils sont à la mode.
Les costumes régionaux, des tenues qui racontent l’identité d’un village, d’une vallée, d’un terroir ne sont pas des déguisements. Ce sont des vêtements qui ont été portés chaque jour, puis réinventés pour les fêtes, comme des chants qui passent de père en fils. Quand un vieux de 80 ans met sa coiffe alsacienne ou sa jupe bretonne brodée à la main, il ne joue pas un rôle. Il se souvient. Et quand un jeune de 20 ans reprend le binious, la cornemuse bretonne qui hurle comme le vent sur la côte dans un festival, il ne fait pas du spectacle. Il reprend un héritage. Le highlife, lui, est né dans les rues du Ghana. La musique folklorique française, elle, est née dans les courtils, les églises, les récoltes. Mais les deux ont un point commun : elles ne survivent que si quelqu’un les chante encore. Pas pour les caméras. Pas pour les réseaux. Pour eux-mêmes. Pour les autres. Pour que ça ne meure pas.
Vous trouverez ici des articles qui parlent de ces sons, de ces vêtements, de ces gestes oubliés et ressuscités. Des guides sur les instruments, les danses, les bijoux qui portent des symboles anciens. Des comparaisons entre ce qui est vrai et ce qui est monté pour le public. Des chiffres sur les festivals qui remplissent encore les places de village, malgré la modernité. Pas de théorie. Pas de jargon. Juste des histoires réelles, des noms de lieux, des visages, des sons. Ce que vous allez lire, c’est ce qui reste. Ce qui tient debout. Ce que les gens continuent de faire, parce qu’ils en ont besoin. Et si vous cherchez le highlife en France, vous ne le trouverez pas sous ce nom. Mais vous le trouverez. Quand vous entendez une vielle qui pleure dans un champ, ou un accordéon qui fait danser les vieillards et les enfants en même temps. Là, c’est le même feu. Juste une autre langue.
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