Le luth médiéval, un instrument à cordes pincées, populaire en Europe entre le XIIe et le XVIe siècle. Also known as luth gothique, il était joué dans les cours royales comme dans les cabanes des paysans, portant les histoires, les amours et les chants du quotidien. Ce n’était pas juste un instrument : c’était une mémoire vivante. Chaque corde résonnait avec les récits transmis de bouche à oreille, avant que les enregistrements n’existent. Et c’est lui qui a ouvert la voie à d’autres instruments régionaux, comme la vielle à roue, un instrument à cordes frottées, souvent associé aux musiciens ambulants du sud de la France, ou la cabrette, une sorte de musette du Massif central, portée par les bergers et les danseurs de fêtes locales.
Le luth médiéval n’était pas réservé aux nobles. Dans les villages, il accompagnait les chants de vendange, les berceuses, les contes de veillée. Il avait une forme plus petite que le luth de la Renaissance, des cordes en boyau, et un son plus doux, presque intime. C’est ce son-là que les groupes folkloriques cherchent aujourd’hui à reconstituer, en s’inspirant des manuscrits anciens et des instruments conservés dans les musées. Il n’y a pas de luth médiéval identique : chaque région en avait sa version, avec des tailles, des cordes et des accords différents. C’est ce qui fait sa richesse : il n’était pas standardisé, il était vivant.
Et ce n’est pas un artefact oublié. Dans les festivals folkloriques de France, des musiciens utilisent encore des répliques fidèles du luth médiéval pour accompagner les chants de vigne ou les danses bretonnes. Il est le lien invisible entre les troubadours du Moyen Âge et les jeunes qui apprennent la musique traditionnelle aujourd’hui. Quand vous entendez une mélodie lente, presque chantée, avec une corde qui tremble comme un soupir, c’est probablement le luth, ou son héritier direct, qui parle.
Les articles ci-dessous explorent ce monde : comment les costumes régionaux étaient souvent accompagnés de ces instruments, pourquoi certains chants n’ont survécu que grâce à des mélodies jouées au luth, et comment les groupes folkloriques modernes redonnent vie à ces sons oubliés. Vous y trouverez aussi les liens entre le luth et d’autres instruments comme la vielle, la flûte à bec, ou la bombarde — tous nés du même besoin : dire l’âme des terroirs, sans mots, juste avec des cordes et du vent.
La vielle à roue était l'instrument le plus populaire dans la musique médiévale : accessible, portable et puissant, elle accompagnait les fêtes, les pèlerinages et les danses du peuple. Son son continu l'a rendue incontournable.
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