La musique médiévale, une forme de musique européenne développée entre le IXe et le XVe siècle, transmise oralement et jouée avec des instruments artisanaux. Aussi appelée musique ancienne, elle n’est pas un musée : c’est un héritage vivant, encore entendu dans les villages de Bretagne, d’Auvergne et d’Occitanie. Ce n’est pas du théâtre reconstitué. C’est la voix des troubadours, des moines, des paysans, des marchands — des gens ordinaires qui chantaient pour travailler, prier, danser ou pleurer.
Elle s’appuie sur des instruments traditionnels, des créations locales comme la vielle à roue, le chalumeau ou la flûte à bec, fabriquées à la main et adaptées aux sons du terroir. Ces outils ne sont pas des répliques de musée. Ils sont encore taillés par des luthiers en Dordogne, en Limousin ou en Alsace. Et quand on les entend dans une cour d’abbaye ou lors d’une fête de saint Jean, ce n’est pas un spectacle : c’est une continuité. La musique traditionnelle française, la musique des campagnes transmise de père en fils, de mère en fille, sans partition, en est directement issue. Les mélodies de la vielle ont survécu parce qu’elles servaient à rythmer le travail des champs, le tissage, les veillées. Aujourd’hui, ce sont les mêmes accords qui accompagnent les danses de la Saint-Éloi ou les chants des vignerons en Provence.
Les chants médiévaux, des polyphonies simples, des refrains répétés, des ballades racontant les batailles, les amours impossibles ou les saisons, ont été reprises par des groupes qui ne veulent pas les transformer en spectacle. Ils les gardent telles quelles : sans amplification, sans rythme synchronisé, sans danseurs en costume. Parce que la vraie musique médiévale, c’est celle qui ne cherche pas à plaire. Elle existe parce qu’elle a toujours existé.
Vous trouverez ici des articles qui racontent comment ces sons ont traversé les siècles, comment ils sont liés aux costumes régionaux, aux fêtes locales, et pourquoi certains groupes gagnent des concours en 2025 en jouant exactement comme leurs aïeux. Pas de reconstitutions historiques. Pas de faux accents. Juste des voix, des cordes, des peaux tendues — et une France qui n’a pas oublié ce qu’elle chantait avant les radios, avant les smartphones, avant même les églises de pierre.
La vielle à roue était l'instrument le plus populaire dans la musique médiévale : accessible, portable et puissant, elle accompagnait les fêtes, les pèlerinages et les danses du peuple. Son son continu l'a rendue incontournable.
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