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Comment s'appelle le costume traditionnel en France ? Découvrez les tenues régionales les plus emblématiques

Comment s'appelle le costume traditionnel en France ? Découvrez les tenues régionales les plus emblématiques
Par Aurélie Durant 1 déc. 2025

Quand on pense aux costumes traditionnels français, on imagine souvent des robes fleuries, des coiffes immenses ou des vêtements brodés de couleurs vives. Mais savez-vous qu’il n’existe pas un seul costume traditionnel en France ? Chaque région a sa propre histoire, ses matériaux, ses couleurs et ses symboles. Le mot « costume » cache en réalité une mosaïque de traditions, transmises de génération en génération, et souvent liées à des fêtes, des mariages ou des récoltes.

Le costume breton : entre blanc et noir

En Bretagne, le costume est l’un des plus reconnaissables de France. Les femmes portent une coiffe appelée coiffes bretonnes, dont la forme varie selon le village. À Plougastel, la coiffe ressemble à un énorme chapeau blanc, tandis qu’à Quimper, elle est plus plate et ornée de dentelles. La robe est généralement noire, avec un tablier brodé de motifs floraux ou géométriques. Les hommes portent un gilet noir, un pantalon sombre et une casquette en velours. Ces tenues n’étaient pas faites pour la mode, mais pour le travail : les tissus résistaient aux intempéries, les broderies marquaient l’identité du village, et les coiffes protégeaient les cheveux du vent de la mer.

Le costume alsacien : couleurs vives et dentelles fines

En Alsace, les costumes sont plus colorés. Les femmes portent une robe en soie ou en satin, souvent rouge ou bleue, avec une jupe ample et une blouse blanche à manches bouffantes. La coiffe, appelée coiffe alsacienne, est une véritable œuvre d’art : deux longues bandes de dentelle tombent sur les épaules, et une petite touche de ruban ou de perles orne le front. Les hommes portent un gilet en laine, un pantalon noir et un chapeau à large bord. Ces tenues étaient portées lors des mariages et des fêtes religieuses. Aujourd’hui, elles se voient surtout lors des festivals comme la Fête des Vignerons à Colmar ou les défilés de Noël.

Le costume provençal : soleil, fleurs et soie

Dans le sud de la France, les costumes sont plus légers, adaptés au climat chaud. Les femmes portent une robe en soie ou en coton, souvent blanche ou crème, avec des manches longues et une ceinture de couleur vive - rouge, jaune ou vert. La coiffe est une sorte de voile en dentelle, appelée coiffe provençale, qui recouvre les cheveux et tombe en arrière. Les hommes portent un gilet court, un pantalon clair et un chapeau de paille. Les motifs des tissus représentent souvent des fleurs de lavande, des oliviers ou des vignes. Ce costume était porté pour les fêtes de la Saint-Jean, les vendanges ou les processions religieuses.

Fête alsacienne avec femmes en robes rouges et coiffes de dentelle sous les lanternes de Noël.

Le costume normand : élégance simple et pratique

En Normandie, les costumes sont moins ornés, mais tout aussi riches en histoire. Les femmes portent une robe en lin ou en laine, avec un tablier à carreaux ou à rayures. La coiffe, appelée coiffe normande, est haute et blanche, avec des rubans noués sous le menton. Les hommes portent un gilet gris, un pantalon court et des sabots en bois. Ces tenues étaient conçues pour le travail agricole : les tissus étaient résistants, les couleurs sobres, et les formes pratiques. Aujourd’hui, on les retrouve encore dans les musées de campagne, comme le Musée de la Coiffe Normande à Saint-Lô.

Le costume du Pays Basque : une identité forte

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le costume basque est un symbole d’identité culturelle. Les femmes portent une jupe noire, une veste courte en velours noir, et une coiffe blanche à deux pointes, appelée bonnet basque. Les hommes portent un pantalon noir, un gilet en laine, une chemise blanche et une ceinture rouge. Le chapeau est en feutre, avec une large bordure. Ces tenues étaient portées pour les fêtes de la Saint-Jean, les jeux de pelote, et les mariages. Le costume basque est encore aujourd’hui porté lors des célébrations locales, et il est souvent vu dans les villages comme Biarritz, Saint-Jean-de-Luz ou Bayonne.

Les costumes des Pyrénées : montagne, laine et lourdeur

Dans les régions montagneuses comme le Béarn, la Bigorre ou le Roussillon, les costumes sont conçus pour résister au froid. Les femmes portent des jupes en laine épaisse, des corsages brodés de fils rouges et noirs, et des châles en laine de mouton. Les coiffes sont souvent en tissu sombre, nouées sous le menton. Les hommes portent des pantalons larges, des gilets en laine, et des chaussures en cuir. Les couleurs sont sombres, mais les broderies sont très détaillées - chaque motif raconte une histoire familiale ou un lieu de naissance. Ces costumes étaient portés jusqu’aux années 1950, et certains villages les conservent encore pour les fêtes d’été.

Jeune fille en costume provençal dans un champ de lavande au coucher du soleil.

Pourquoi ces costumes ont-ils disparu ?

Après la Seconde Guerre mondiale, les costumes traditionnels ont progressivement disparu des rues. Pourquoi ? Parce que la vie a changé. Les gens ont quitté les campagnes pour les villes. Les machines ont remplacé le travail manuel. Les vêtements industriels sont devenus moins chers et plus pratiques. En 1950, moins de 5 % des Français portaient encore leur costume régional au quotidien. Mais ce n’est pas la fin. Depuis les années 1970, des associations et des musées ont commencé à les restaurer. Aujourd’hui, on les porte pour les fêtes, les mariages, les spectacles folkloriques - et par fierté.

Comment les reconnaître aujourd’hui ?

Si vous voyez une femme avec une coiffe blanche et des rubans tombant sur les épaules, c’est probablement un costume alsacien. Si vous voyez une robe noire avec un tablier brodé, c’est un costume breton. Une jupe rouge avec une coiffe en dentelle ? C’est provençale. Un chapeau noir à bord large et un gilet rouge ? C’est basque. Chaque détail a un sens. La couleur du ruban, la forme de la coiffe, le nombre de plis dans la jupe - tout cela indique le village d’origine. Ce n’est pas juste du folklore. C’est une carte d’identité tissée dans les fibres.

Les costumes aujourd’hui : patrimoine vivant

En 2025, plus de 300 associations en France travaillent à la préservation des costumes traditionnels. Des ateliers de broderie se créent dans les écoles, des expositions itinérantes circulent dans les musées de province, et certains jeunes portent les tenues lors de mariages ou de festivals. Le costume n’est plus un vêtement du passé. Il est devenu un acte de résistance culturelle. Porter un costume traditionnel aujourd’hui, c’est dire : « Je suis d’ici. Ma famille vient de là. Je ne veux pas oublier. »

Quel est le costume traditionnel le plus connu en France ?

Le costume breton est probablement le plus connu à l’échelle nationale et internationale, surtout grâce à ses coiffes imposantes et à sa robe noire. Mais le costume alsacien, avec ses couleurs vives et ses dentelles, est tout aussi emblématique. Chaque région a son propre costume le plus représentatif, et il n’y a pas de « meilleur » - seulement des différences culturelles.

Peut-on acheter un costume traditionnel français aujourd’hui ?

Oui, mais pas dans les grandes surfaces. Des ateliers artisanaux, surtout en Bretagne, en Alsace et dans les Pyrénées, fabriquent encore des costumes traditionnels sur commande. Les prix varient entre 300 et 1500 euros, selon la qualité des tissus, les broderies et la complexité de la coiffe. Certains musées proposent aussi des répliques fidèles pour les collectionneurs.

Les enfants portent-ils encore ces costumes ?

Oui, surtout lors des fêtes locales. Dans les écoles de danse folklorique, les enfants apprennent à porter les costumes pour les spectacles. Dans certains villages, les enfants portent la tenue pour la Fête de la Saint-Jean, les processions ou les mariages familiaux. C’est une façon de transmettre l’identité culturelle dès le plus jeune âge.

Pourquoi les costumes varient-ils tant d’une région à l’autre ?

Parce que chaque région avait son économie, ses ressources et ses influences historiques. En Bretagne, la pêche et l’agriculture imposaient des tissus résistants. En Alsace, les échanges avec l’Allemagne ont apporté des styles de dentelle. Dans le Sud, le climat chaud a favorisé les tissus légers. Les couleurs, les motifs et les formes reflètent l’environnement, les croyances et les métiers locaux.

Y a-t-il un costume national français ?

Non. La France n’a jamais eu de costume national officiel. Contrairement à d’autres pays comme l’Écosse avec le kilt, la France a toujours valorisé les identités régionales. C’est pourquoi on parle de « costumes traditionnels français » au pluriel - chaque région a sa propre histoire vestimentaire, et aucune n’a été imposée comme symbole national.

Étiquettes: costume traditionnel français tenue régionale vêtement folklorique costume breton costume alsacien
  • décembre 1, 2025
  • Aurélie Durant
  • 13 Commentaires
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RÉPONSES

Emilie Arnoux
  • Emilie Arnoux
  • décembre 2, 2025 AT 20:26

Je viens de voir une vieille tante porter sa coiffe alsacienne au marché de Colmar, et j’ai fondu. C’était comme voir une légende vivante. J’ai demandé si elle en vendait des répliques, elle m’a dit que c’était fait main et que ça prenait 3 mois. J’ai craqué, j’ai commandé la mienne. 🥹

Lucile Dubé
  • Lucile Dubé
  • décembre 4, 2025 AT 00:20

OH MON DIEU J’AI VU UNE FEMME A BREST AVEC UNE COIFFE DE 2 MÈTRES DE HAUT ET J’AI CRU QUE C’ÉTAIT UN CHÂTEAU DE PAPIER !

Stéphane Evrard
  • Stéphane Evrard
  • décembre 4, 2025 AT 11:14

Ça me fait réfléchir. On a abandonné ces vêtements parce qu’ils étaient ‘trop lourds’ ou ‘trop compliqués’, mais en fait, on a juste perdu une façon de dire ‘je suis d’ici’. Aujourd’hui, on porte des jeans partout, et on oublie que notre identité pouvait se lire dans les plis d’une jupe. C’est triste, mais c’est aussi une chance de la redécouvrir, non ?

James Swinson
  • James Swinson
  • décembre 5, 2025 AT 04:38

Je suis né en Normandie, et ma grand-mère m’a appris à reconnaître une coiffe selon le nombre de plis. 7 plis = village de Saint-Lô, 9 plis = Carentan. J’ai longtemps cru que c’était une blague, mais non. C’était une langue. Une langue tissée. Aujourd’hui, je porte un gilet normand lors des mariages de famille. Pas pour faire joli. Pour dire : je me souviens. Et je transmets. Les jeunes de mon village commencent à les porter aussi, même en dehors des fêtes. C’est pas du folklore, c’est du lien.

Emeline Louap
  • Emeline Louap
  • décembre 6, 2025 AT 23:16

Je suis fascinée par la symbolique des couleurs dans les broderies. En Bretagne, le rouge signifie la fertilité, le bleu la protection contre les mauvais esprits, le vert la renaissance après l’hiver. Et en Alsace, les dentelles ne sont pas décoratives - chaque motif représente un membre de la famille. Une boucle = un enfant, une feuille = un frère décédé. Je viens de passer trois semaines à archiver des photos de coiffes dans les musées de campagne, et j’ai trouvé une coiffe du XIXe siècle avec 14 motifs de feuilles. La femme qui la portait avait perdu 14 enfants. C’est pas du costume. C’est un journal intime en fil de soie. Et ça, personne ne le raconte dans les guides touristiques.

Magaly Guardado-Marti
  • Magaly Guardado-Marti
  • décembre 7, 2025 AT 16:44

Non mais sérieux ? On parle de ‘costumes traditionnels’ comme si c’était un truc mignon, alors que la plupart de ces vêtements étaient des uniformes de travail, portés par des femmes qui se levaient à 4h du matin pour traire les vaches, et qui avaient les mains crevassées par le sel et le froid. Et maintenant, on les exhibe comme des bibelots pour touristes ? C’est de l’exploitation culturelle, pas de la préservation. Et puis, ‘les jeunes les portent’ ? Ah oui ? Où ? À Paris ? Dans les festivals de musique ? Non. Ils les portent dans des spectacles scolaires où ils doivent sourire et faire la révérence. Ce n’est pas de la transmission, c’est du théâtre. Et vous, vous en portez un ? Non. Alors arrêtez de faire comme si vous étiez des sauveurs.

Rene Pérez Vázquez
  • Rene Pérez Vázquez
  • décembre 8, 2025 AT 10:27

Vous avez tous raison de dire que c’est ‘patrimoine vivant’. Mais vous oubliez une chose : le mot ‘patrimoine’ signifie ce qu’on hérite. Pas ce qu’on recrée. Ce que vous appelez ‘costume traditionnel’ est en réalité une reconstruction post-1970, inspirée de photos de 1890, corrigées par des historiens de l’art qui n’ont jamais mis les pieds dans une ferme. Les vrais costumes, ceux portés par les paysans, étaient en lin brut, sans broderie, sans rubans, et souvent réparés avec des morceaux de sacs de farine. Ce que vous voyez dans les musées ? C’est du théâtre bourgeois. Et la coiffe de Plougastel ? Elle n’existait pas avant 1880. C’est une invention de l’industrie textile locale pour vendre des fichus. La tradition, c’est souvent un mythe vendu par des musées avec un café gourmand.

Pierre Dilimadi
  • Pierre Dilimadi
  • décembre 9, 2025 AT 21:21

Mon père était d’Auvergne. Il m’a raconté que sa mère portait une jupe en laine grise avec une ceinture en cuir tressé. Rien de flashy. Juste pratique. Quand il est parti à Lyon pour travailler, il a jeté tout ça. Il disait : ‘Je veux être comme les autres’. Mais il gardait la ceinture. Il la mettait le jour de son anniversaire. Un jour, il m’a dit : ‘Je suis toujours d’ici, même si je ne le porte plus’. J’ai compris que le costume, ce n’est pas le tissu. C’est ce qu’on garde en soi.

Alexis Vanmeter
  • Alexis Vanmeter
  • décembre 11, 2025 AT 19:10

❤️ J’ai porté ma coiffe bretonne à mon mariage. Ma grand-mère l’a brodée. J’ai pleuré en la mettant. C’était la première fois qu’on la sortait depuis 1972. Merci pour ce post.

Mégane Verbeeck
  • Mégane Verbeeck
  • décembre 11, 2025 AT 20:19

Non mais sérieux ? Vous avez vraiment écrit ‘les coiffes protégeaient les cheveux du vent de la mer’ comme si c’était une découverte ?! C’est le premier truc que tout le monde sait ! Et vous avez mis ‘provençal’ avec un ‘c’ minuscule ?! C’est pas ‘provençal’, c’est ‘PROVENÇAL’ ! Et ‘Saint-Jean’ sans trait d’union ?! Vous êtes sérieux ?! C’est une honte culturelle ! Et puis, pourquoi vous parlez de ‘répliques’ comme si c’était du faux ?! C’est du vrai artisanat ! Et vous avez oublié le costume du Rouergue !?!?!!?!

Marcelle Williams
  • Marcelle Williams
  • décembre 13, 2025 AT 12:55

Les coiffes alsaciennes ? C’est du kitsch. Tout ce qui est ‘coloré’ et ‘dentelle’ c’est pour touristes. Les vrais Alsaciens portaient des chapeaux de paille et des tabliers en toile. C’est vous qui avez transformé ça en décor de carte postale. Et vous trouvez ça ‘authentique’ ?

Vincent Lun
  • Vincent Lun
  • décembre 15, 2025 AT 10:41

Vous parlez de ‘fierté’ et de ‘résistance culturelle’. Mais vous oubliez que ces costumes étaient souvent imposés par les curés et les notables pour contrôler les paysans. La coiffe bretonne ? Elle était obligatoire pour aller à la messe. Le costume basque ? Interdit dans les écoles jusqu’en 1930. Ce n’est pas de la résistance, c’est du contrôle. Et maintenant, vous le réhabilitez comme un symbole de liberté ? C’est de la manipulation historique. Et puis, pourquoi personne ne parle des costumes des colonies françaises ? Parce que ça dérange ?

James Swinson
  • James Swinson
  • décembre 17, 2025 AT 05:23

Je comprends ce que tu dis, Rene. Mais je crois que ce n’est pas le costume qui était imposé - c’est l’oubli qui l’a été. Les curés ne voulaient pas que les gens portent des vêtements ‘trop riches’ pour les fêtes, mais ils n’ont jamais interdit les motifs familiaux. Ce qui s’est perdu, c’est la mémoire. Pas le vêtement. Aujourd’hui, quand un jeune met une coiffe, ce n’est pas pour obéir à un curé. C’est pour dire : je suis la mémoire de ma grand-mère. Et ça, c’est une révolte douce. Pas une manipulation.

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