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Comment s'appelle le pantalon d'un costume traditionnel français ?

Comment s'appelle le pantalon d'un costume traditionnel français ?
Par Aurélie Durant 23 déc. 2025

Quand on voit un costume traditionnel français, on pense souvent à la jupe brodée, au gilet orné ou au chapeau de paille. Mais personne ne se demande vraiment : pantalon, c’est quoi, dans ce contexte ? Pourtant, c’est une pièce essentielle, et son nom varie selon les régions, les époques et même les métiers.

Le pantalon, une pièce cachée du costume

Dans les costumes folkloriques français, le pantalon n’est pas juste une pièce de vêtement. Il est un marqueur d’identité. Il raconte si l’homme vient d’une région rurale ou d’une ville, s’il est paysan, pêcheur ou artisan. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne s’appelle pas toujours « pantalon ».

En Bretagne, par exemple, les hommes portaient autrefois des brayes : des pantalons courts, serrés aux genoux, souvent en laine épaisse. Ils étaient portés avec des bas de laine et des sabots. Ces brayes ne descendaient pas jusqu’à la cheville - elles s’arrêtaient juste au-dessus du genou, pour faciliter le travail dans les champs ou les marais.

En Provence, les hommes du XVIIIe siècle portaient des culottes : des pantalons très larges, qui tombaient en plis au-dessus du genou et se terminaient par une boucle ou un ruban. Ce n’était pas un vêtement de travail, mais de cérémonie. On les portait avec des bas blancs et des souliers à boucle. Ces culottes étaient souvent en soie ou en velours, et décorées de broderies fines.

Le mot « culotte » : pas ce que vous pensez

Aujourd’hui, quand on dit « culotte », on pense à une petite robe pour femmes. Mais dans les costumes traditionnels, « culotte » désigne un pantalon court. Ce mot vient du latin culcita, qui signifiait « coussin » ou « rembourrage » - une référence à la forme bombée du vêtement aux genoux.

En Auvergne, les paysans portaient des culottes de peau : des pantalons en cuir brut, cousus main, pour résister aux ronces et aux intempéries. Ils étaient souvent teints au noir avec du marc de raisin ou du chêne. Ces culottes étaient portées jusqu’au début du XXe siècle, même après l’arrivée du denim.

En Normandie, les pêcheurs de la Côte d’Albâtre portaient des brayes à bretelles : des pantalons en toile épaisse, retenus par des bretelles en cuir. Ce n’était pas un costume de fête, mais un outil de travail. Les bretelles permettaient de maintenir le pantalon en place sur les quais mouillés, et les jambes étaient souvent renforcées au niveau des genoux avec des morceaux de cuir.

Le pantalon long : une innovation tardive

Avant le XIXe siècle, les hommes en milieu rural portaient rarement des pantalons longs. C’était un signe de statut. Les nobles et les bourgeois portaient des culottes fines, tandis que les paysans portaient des brayes ou des jambières. Le pantalon long, tel qu’on le connaît aujourd’hui, est arrivé avec la Révolution française - comme symbole d’égalité. Mais dans les régions rurales, il a mis des décennies à s’imposer.

En Alsace, les hommes du XVIIIe siècle portaient encore des culottes à genoux avec des bas blancs, même au travail. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que les fermiers ont commencé à adopter les pantalons de drap - des pantalons longs, droits, en laine grise ou brune. Ils étaient plus pratiques pour les longues journées à la ferme, et plus résistants que les brayes.

Homme provençal en culotte de soie brodée, chaussettes blanches et souliers à boucle.

Les noms régionaux du pantalon traditionnel

Voici les termes les plus courants pour désigner le pantalon dans les costumes régionaux :

  • Braye : Bretagne, Normandie - pantalon court, jusqu’au genou
  • Culotte : Provence, Languedoc, Île-de-France - pantalon court, souvent orné, porté avec bas
  • Jambières : Massif Central, Auvergne - pièces de tissu ou de cuir recouvrant les jambes, sans pantalon dessous
  • Pantalon de drap : Alsace, Lorraine - pantalon long, simple, en laine
  • Basques : Pyrénées - pantalon court, très large, souvent en laine noire

Ces noms ne sont pas interchangeables. Dire « culotte » en Bretagne, c’est comme dire « robe » en Provence : ça ne correspond pas à ce qu’on voit sur le terrain. Chaque terme est lié à un tissu, une coupe, une fonction.

Le pantalon dans les costumes de fête

Dans les fêtes traditionnelles, le pantalon devient un élément de décor. En Basse-Navarre (qui s’étend sur les Pyrénées françaises), les hommes portent des basques en laine noire, très larges, qui flottent en marchant. Ils sont souvent accompagnés d’une veste courte et d’un chapeau à plume.

En Vendée, lors des fêtes de la Saint-Jean, les hommes portent des culottes blanches en lin, avec des bas de soie noire et des souliers à boucle d’argent. Ce costume est strictement réservé aux cérémonies. On le confectionne encore aujourd’hui selon des modèles du XVIIIe siècle, transmis par les ateliers familiaux.

En Corse, les pantalons traditionnels sont longs, en laine épaisse, et souvent noirs. Ils s’appellent calzoni - un mot d’origine italienne. Ils sont portés avec une chemise blanche à manches larges et une veste de velours. Ce n’est pas un costume de travail, mais un symbole d’honneur. On le porte encore pour les mariages et les enterrements.

Trois pantalons traditionnels français suspendus : braye, culotte de peau et calzone.

Le pantalon aujourd’hui : survivant ou oublié ?

Aujourd’hui, les costumes traditionnels sont surtout portés lors des fêtes folkloriques. Les jeunes générations ne les portent plus au quotidien. Mais dans certains villages, les ateliers de couture traditionnelle refont encore les pantalons anciens.

À Sainte-Enimie, dans les Cévennes, une couturière de 78 ans tisse encore les brayes en laine teinte avec des plantes locales. Elle utilise les mêmes métiers à tisser que sa grand-mère. Chaque pantalon prend deux semaines à faire. Elle ne vend pas à des musées. Elle les donne aux jeunes qui veulent porter le costume lors des fêtes du village.

En Bretagne, l’association Les Brayeurs a recensé plus de 40 modèles différents de brayes. Chaque village avait sa version. Celle de Ploërmel est plus courte que celle de Quimper. Celle de Lorient a des coutures en cuir, celle de Morlaix a des franges. Ce n’est pas du folklore pour touristes. C’est un patrimoine vivant, porté par des gens qui en connaissent le nom, la coupe, et l’histoire.

Le mot juste, c’est quoi ?

Alors, comment s’appelle le pantalon d’un costume traditionnel français ? La réponse est simple : ça dépend.

Si vous voyez un homme en costume breton, c’est une braye. En Provence, c’est une culotte. En Alsace, c’est un pantalon de drap. En Corse, c’est un calzone. En Auvergne, c’est une culotte de peau.

Il n’y a pas un seul mot. Il y a autant de noms que de régions. Et chaque nom cache une histoire : celle des mains qui l’ont cousu, des champs où il a été porté, des fêtes où il a brillé. Ce n’est pas un vêtement. C’est un récit tissé dans la laine, le lin, et le cuir.

Le pantalon d’un costume traditionnel français s’appelle-t-il toujours « pantalon » ?

Non. Dans les costumes traditionnels, le mot « pantalon » est rarement utilisé. On dit plutôt « braye » en Bretagne, « culotte » en Provence, « calzone » en Corse, ou « culotte de peau » en Auvergne. Chaque région a son propre terme, lié à la coupe, au tissu et à l’usage.

Pourquoi les hommes portaient-ils des pantalons courts dans le passé ?

Les pantalons courts, comme les brayes ou les culottes, étaient plus pratiques pour le travail agricole, la pêche ou la marche en montagne. Ils permettaient une meilleure liberté de mouvement, étaient plus faciles à sécher, et évitaient de s’embourber dans les champs humides. Les pantalons longs sont devenus courants seulement avec l’industrialisation et la modernisation des vêtements.

Les culottes traditionnelles sont-elles les mêmes que les culottes féminines d’aujourd’hui ?

Non, absolument pas. Dans le contexte des costumes traditionnels, une « culotte » est un pantalon court, porté par les hommes, souvent en soie ou en lin, et qui s’arrête au genou. La culotte féminine moderne est un sous-vêtement. C’est une confusion linguistique due à l’évolution du langage.

Où peut-on encore voir des pantalons traditionnels portés aujourd’hui ?

On les voit lors des fêtes folkloriques : les pardons en Bretagne, les fêtes de la Saint-Jean en Vendée, les mariages en Corse, ou les cérémonies en Alsace. Certaines associations, comme « Les Brayeurs » en Bretagne, les font encore porter par les jeunes. On les trouve aussi dans les musées régionaux, mais portés en vrai, ce sont des vestiges vivants du quotidien d’autrefois.

Les pantalons traditionnels sont-ils encore fabriqués ?

Oui, mais très peu. Dans quelques villages, des couturières et des tisserands traditionnels les confectionnent encore, souvent à la main, avec des techniques anciennes. Ce sont des pièces uniques, faites sur commande pour les fêtes ou les spectacles. Elles ne sont pas commercialisées en grande série. Leur valeur est culturelle, pas commerciale.

Étiquettes: pantalon costume costume traditionnel français vêtement traditionnel culotte de costume tenue folklorique
  • décembre 23, 2025
  • Aurélie Durant
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RÉPONSES

Postcrossing Girl
  • Postcrossing Girl
  • décembre 23, 2025 AT 14:35

C’est fou comment un simple vêtement peut porter autant d’histoires… J’adore quand la culture locale se cache dans les détails comme ça. Merci pour ce rappel doux et profond.

Je me souviens de ma grand-mère qui m’a montré une braye qu’elle avait gardée, même si elle ne la portait plus. Elle disait : « C’est pas du tissu, c’est du souvenir. »

James Gibson
  • James Gibson
  • décembre 23, 2025 AT 21:32

Il est essentiel de souligner que ces termes régionaux ne sont pas des variantes linguistiques mineures, mais des marqueurs culturels profonds, ancrés dans des pratiques matérielles et sociales spécifiques. Le choix lexical reflète une ontologie vestimentaire distincte, propre à chaque territoire.

La distinction entre « culotte » et « pantalon » ne relève pas d’une simple évolution du langage, mais d’une transformation des rapports au corps, au travail et à la hiérarchie sociale.

Thierry Brunet
  • Thierry Brunet
  • décembre 25, 2025 AT 19:47

Je vais pas m’embêter à lire tout ça mais je vais dire ce que je pense les gars : les français ont trop aimé leur folklore et maintenant ils en font un truc de musée alors que dans les campagnes on portait des trucs pratiques pas des bibelots

Et puis franchement culotte de peau c’est juste du cuir sale et les gens qui en font des histoires ils veulent juste se sentir spéciaux

James Perks
  • James Perks
  • décembre 26, 2025 AT 12:27

Il est triste de voir comment la modernité a effacé ces savoir-faire. On préfère aujourd’hui les jeans de chez Zara, symboles d’un uniforme mondialisé, plutôt que de préserver les textiles locaux, les teintures naturelles, les coupes adaptées au terrain.

On a perdu le sens du travail bien fait, du vêtement qui dure, du lien entre l’homme et son environnement. C’est une perte culturelle majeure, et personne ne le dit assez.

david rose
  • david rose
  • décembre 27, 2025 AT 08:17

Vous savez quoi ? Les vrais Français ne portent pas de culottes en soie ni de brayes en laine. Ce sont des fadaises pour touristes. Le vrai costume français c’est la veste de cuir et les bottes de travail, comme dans les usines du Nord ou les fermes du Sud-Ouest

Et puis les Corse avec leurs calzoni ils sont pas vraiment français hein ? C’est des Italiens en déguisement

Cyril Payen
  • Cyril Payen
  • décembre 27, 2025 AT 11:08

Il convient de noter une erreur fréquente dans les discours populaires : le terme « culotte » n’est pas une forme abrégée de « pantalon », mais un mot distinct, issu du latin *culcita*, désignant un vêtement spécifique, de coupe courte, porté au-dessus des bas.

La confusion avec la culotte féminine moderne est le résultat d’une dérivation sémantique tardive, liée à la révolution des sous-vêtements au XXe siècle. La précision lexicale est un acte de respect historique.

Philippe Dumond
  • Philippe Dumond
  • décembre 29, 2025 AT 07:00

Wesh les gars j’ai jamais su que les culottes c’était des pantalons courts 😅

Je pensais que c’était juste des trucs que les filles mettent sous leur robe. Maintenant je vois que c’est une vraie histoire de région. Faut que j’aille voir ça à la brocante du village.

Et les brayes ? C’est comme des shorts mais en laine ? J’imagine que ça pique !

Jean-Baptiste Alayrac
  • Jean-Baptiste Alayrac
  • décembre 30, 2025 AT 18:09

C’est magnifique de voir que des artisans continuent de perpétuer ces savoir-faire. 🌿🧵

Chaque braye, chaque culotte de peau, c’est une leçon d’humilité, de patience, de lien à la terre. On a besoin de ça dans un monde qui va trop vite.

Je soutiens les ateliers locaux. Si vous en connaissez un, partagez-le. On peut tous faire une différence, même en portant un pantalon d’autrefois.

Francoise R.
  • Francoise R.
  • décembre 31, 2025 AT 09:27

Braye. Culotte. Calzone. Chaque mot est une porte vers une histoire.

On oublie trop vite ce qui fait l’âme des lieux.

Fleur Prince
  • Fleur Prince
  • janvier 1, 2026 AT 05:46

Je vais vous dire une chose que personne ne vous dit : les culottes de peau en Auvergne étaient pas juste en cuir, elles étaient parfois doublées de feutre pour l’hiver, et les coutures étaient faites avec des fibres de lin trempées dans de l’huile de lin pour les imperméabiliser, et les hommes les portaient avec des semelles en bois de hêtre pour ne pas glisser dans les ruisseaux, et ça, personne le sait parce que les musées montrent juste le tissu mais pas la technique, et les gens pensent que c’était juste du cuir brut mais non c’était un système complet de protection contre l’humidité, le froid et les ronces, et c’est pour ça que ces vêtements duraient jusqu’à 15 ans, et que les gens les réparaient jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de tissu, et que les enfants les portaient après leurs pères, et que les femmes les teignaient avec du marc de raisin ou de l’écorce de chêne pour qu’ils résistent aux insectes, et que les bouchers en avaient une version plus épaisse parce qu’ils manipulaient des carcasses, et les bergers une version plus fine parce qu’ils marchaient sur les rochers, et personne ne le sait parce que les gens préfèrent les histoires simples, et moi je veux que vous sachiez tout ça parce que c’est important, et je vous le dis parce que je suis la fille d’un tisserand qui a appris ça de sa grand-mère, et je veux que vous compreniez que ce n’est pas du folklore c’est du savoir vivant, et je vous en parle parce que j’ai peur qu’on l’oublie avant que quelqu’un d’autre ne le raconte.

Léa Larose
  • Léa Larose
  • janvier 2, 2026 AT 04:05

J’ai lu tout ça et j’ai pleuré un peu… j’adore les costumes traditionnels mais j’ai toujours été nulle en orthographe donc j’espère que je vais pas mal écrire.

Je me souviens quand j’étais petite à Limoges, ma tante m’a montré une culotte qu’elle avait gardée de sa grand-mère, elle disait que c’était une « culotte de fête » mais elle la portait même pour aller au marché parce qu’elle aimait bien la manière dont elle bougeait, et elle disait que c’était plus léger que les pantalons modernes, et que quand il pleuvait, le lin absorbait l’humidité sans devenir lourd, et que les bas blancs c’était pour que les gens voient qu’elle était propre même en travaillant, et que les boucles en argent c’était pour la Saint-Jean, et que les hommes les portaient aussi, mais pas comme les femmes, et j’ai oublié comment on les appelait, mais je me souviens que j’avais mis une de ces culottes pour un défilé et tout le monde m’a regardé comme si j’étais folle, et je me suis sentie fière, et je voudrais qu’on en parle plus, parce que c’est pas vieux, c’est vivant, et je crois que les jeunes devraient en porter plus souvent, même si c’est bizarre, parce que c’est joli, et c’est notre histoire, et je suis désolée si j’ai écrit trop de trucs, mais j’ai juste besoin que quelqu’un comprenne.

Valerie Rose
  • Valerie Rose
  • janvier 2, 2026 AT 13:21

Vous avez tous l’air de penser que c’est beau mais en vrai c’est juste de la nostalgie de gens qui ont pas de travail

Les brayes c’est pour les vieux et les touristes et les culottes en soie c’est ridicule c’est pas un vêtement c’est un costume de théâtre

Et puis la Corse c’est pas la France donc arrêtez de nous faire croire que les calzoni c’est français

Le vrai costume français c’est le jean et la veste en jean point barre

Sylvie Lecoq
  • Sylvie Lecoq
  • janvier 3, 2026 AT 00:07

Oh mon dieu, je viens de passer 45 minutes à lire ça comme si c’était un roman d’amour.

Et je me dis : on a créé un monde où on achète des pantalons en Chine, mais on pleure parce qu’un vieux tisserand à Sainte-Enimie fait encore des brayes à la main.

On est des monstres, mais on est aussi des poètes.

Continuez, Madame la couturière. On vous entend.

James Gibson
  • James Gibson
  • janvier 4, 2026 AT 13:18

La réponse de l'utilisateur 727 souligne avec justesse que la connaissance technique des vêtements traditionnels est souvent réduite à des descriptions esthétiques, alors qu'elle repose sur des savoirs empiriques complexes : hygroscopie des fibres, traitement des cuirs, adaptation aux microclimats locaux.

Il est crucial que ces savoirs ne soient pas seulement documentés, mais transmis par des pratiques vivantes, et non réduits à des expositions muséales.

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