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Quel est le sens du mot folklore en anglais ?

Quel est le sens du mot folklore en anglais ?
Par Aurélie Durant 23 mars 2026

Vous avez entendu le mot folklore dans un chant régional, une danse de fête, ou même dans un film, et vous vous demandez ce qu’il veut vraiment dire en anglais ? Pas besoin de chercher un dictionnaire compliqué. Le mot folklore en anglais, c’est exactement la même chose qu’en français. Pas de traduction mystérieuse, pas de mot perdu en route. C’est le même mot, écrit pareil, prononcé presque pareil, et surtout, il porte la même charge : les traditions vivantes d’un peuple.

Le folklore, c’est ce que les gens font, pas ce qu’ils écrivent

Beaucoup pensent que le folklore, c’est des histoires vieilles de 200 ans, racontées dans des livres poussiéreux. Pas du tout. Le folklore, c’est vivant. C’est ce que les gens dans un village du Périgord chantent encore à la Saint-Jean. C’est ce que les enfants apprennent de leurs grands-parents en dansant autour d’un feu de joie. C’est ce que les pêcheurs de Bretagne récitent avant de partir en mer, pas pour faire du théâtre, mais parce que ça les rassure.

En anglais, on dit folklore pour parler de tout ça : les chansons, les légendes, les danses, les rituels, les coutumes, les proverbes, les recettes secrètes, les croyances. Rien de officiel. Rien de codifié. Juste ce qui passe de bouche à oreille, de génération en génération, sans qu’on sache vraiment d’où ça vient.

Un mot qui vient du peuple - « folk » et « lore »

Le mot anglais folklore est composé de deux parties. Folk, c’est le peuple. Pas les élites, pas les savants, pas les écrivains. Les gens ordinaires, les paysans, les artisans, les mères de famille. Et lore, c’est ce qu’on transmet : les savoirs, les récits, les règles non écrites. Ensemble, ça donne : ce que le peuple transmet.

Ce mot a été inventé en 1846 par un Britannique, William Thoms. Il voulait un mot pour désigner tout ce que les universitaires ignoraient : les coutumes des paysans, les contes des vieilles femmes, les danses des fêtes de village. Avant ça, on appelait ça « superstitions » ou « fables ». Lui, il a voulu leur rendre leur dignité. Et ça a marché. Aujourd’hui, le folklore, c’est un champ d’étude sérieux, dans les universités comme à la Sorbonne ou à l’École des hautes études en sciences sociales.

Des mains posent des miettes de pain sur un rebord de fenêtre pour les oiseaux.

Le folklore, ce n’est pas que les costumes et les danses

Quand on pense au folklore, on imagine souvent des costumes colorés, des chapeaux en paille, des danses en cercle. Oui, ça fait partie. Mais ce n’est que la surface. Le vrai folklore, c’est ce qu’il y a en dessous.

Par exemple, dans le Sud-Ouest, il existe une tradition où on ne jette jamais les miettes de pain par terre. On les ramasse, on les met sur la fenêtre, on les offre aux oiseaux. Pourquoi ? Parce qu’on croit que ça apporte la chance. Personne ne sait d’où ça vient. Personne ne l’a écrit. Mais les familles le font encore. C’est du folklore.

En Normandie, on chante des berceuses en dialecte normand, avec des mots qu’on ne trouve plus dans les dictionnaires. En Alsace, on fait des processions le jour de l’Ascension avec des lanternes en papier. En Provence, on laisse un morceau de gâteau sur la table pour les esprits des ancêtres. Toutes ces pratiques n’ont pas de date de création. Elles ne sont pas inscrites dans un livre. Elles existent parce que quelqu’un les a faites, puis son enfant, puis son petit-enfant. Voilà le folklore.

Le folklore en anglais : pas une curiosité, mais une identité

En Angleterre, les gens parlent du folklore des Cornouailles, des Highlands d’Écosse, ou des comtés du sud. Ce n’est pas du passé. C’est vivant. Des groupes de musiciens jouent encore des airs de violon traditionnels. Des enfants apprennent les danses de Morris. Des fêtes de printemps rassemblent des milliers de gens pour réveiller la terre.

Et dans les États-Unis ? Oui, ils ont aussi leur folklore : les contes de Br’er Rabbit, les chants de travail des esclaves transformés en blues, les légendes des montagnes Appalaches, les danses des pow-wows. Ce n’est pas du tourisme. C’est la mémoire vivante d’un peuple.

Le folklore, en anglais comme en français, n’est pas une réplique. C’est une voix. Une voix qui ne crie pas, mais qui chuchote. Et cette voix, elle a encore quelque chose à dire.

Des jeunes en ville transmettent des chants traditionnels dans un quartier contemporain.

Et en France ? Le folklore, c’est encore vivant

En France, on a longtemps pensé que le folklore, c’était pour les touristes. Les spectacles dans les villages avec des costumes en carton, des danses forcées, des chansons déformées. Mais ça, c’était une version commercialisée. Le vrai folklore, lui, n’a jamais cessé.

Regardez les chansons de vendanges dans les vignobles du Languedoc. Les jeunes y participent encore. Les carnavals de Briançon, où les gens se déguisent en bêtes sauvages pour chasser l’hiver. Les chants de geste en Auvergne, racontés en vers, comme il y a 500 ans. Ce ne sont pas des reconstitutions. Ce sont des pratiques vivantes, transmises par des associations, des écoles, des familles.

Et si vous allez dans un marché en Dordogne, vous entendrez peut-être un vieil homme réciter une chanson en occitan pour faire rire les enfants. Il ne le fait pas pour être spectaculaire. Il le fait parce que c’est ce qu’il a appris de son père. Voilà le folklore : simple, sincère, invisible pour les touristes, mais profondément ancré.

Le folklore, c’est ce que vous gardez même quand vous oubliez tout le reste

Quand les gens partent vivre en ville, quand les langues régionales disparaissent, quand les traditions semblent perdues, le folklore survit. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas dans les livres. Il est dans le corps. Dans la voix. Dans le geste.

Un homme de 78 ans à Saint-Étienne chante encore la chanson de son grand-père pour endormir ses petits-enfants. Une jeune femme de 22 ans à Lyon apprend à tresser des couronnes de fleurs pour la fête de la Saint-Jean. Un groupe de lycéens à Montpellier a créé un chœur pour réapprendre les chants en patois. Ce ne sont pas des reconstitutions. Ce sont des renaissances.

Le folklore, en anglais comme en français, c’est ça : ce que vous n’avez pas appris à l’école, mais que vous avez senti, entendu, goûté. Ce que vous ne pouvez pas expliquer, mais que vous savez, profondément, être vrai.

Le mot « folklore » en anglais est-il différent de son sens en français ?

Non, le mot « folklore » est identique en anglais et en français. Il désigne exactement les mêmes choses : les traditions populaires transmises oralement, les chants, les danses, les légendes, les rituels et les coutumes d’un groupe humain. Ce n’est pas une traduction, c’est le même mot, utilisé partout dans le monde anglophone et francophone.

Le folklore est-il seulement lié aux costumes et aux danses ?

Non, les costumes et les danses ne sont que la partie visible du folklore. Le cœur du folklore, c’est ce qui n’est pas montré : les proverbes, les croyances, les chants de travail, les rituels alimentaires, les histoires de fantômes locaux, les pratiques de guérison traditionnelles. Ce sont ces détails quotidiens, souvent oubliés, qui portent vraiment la mémoire d’un peuple.

Pourquoi le folklore est-il important aujourd’hui ?

Le folklore est important parce qu’il relie les gens à leur histoire, sans passer par les livres d’école ou les médias. Il donne un sentiment d’appartenance, surtout dans un monde où tout devient uniforme. Quand on chante une chanson de son village, quand on respecte un rituel familial, on garde une identité qui ne peut pas être achetée ni copiée.

Le folklore est-il seulement présent dans les zones rurales ?

Non. Même dans les grandes villes, le folklore existe. À Lyon, à Marseille ou à Lille, des associations réapprennent les chants régionaux, des cuisiniers redécouvrent les recettes oubliées, des jeunes créent des spectacles inspirés des légendes locales. Le folklore ne vit pas dans les villages, il vit dans les gens - où qu’ils soient.

Le folklore peut-il changer avec le temps ?

Oui, et il doit changer. Le folklore n’est pas un musée. Il n’est pas figé dans le passé. Il évolue avec les nouvelles générations. Une chanson peut être reprise avec un synthétiseur. Un rituel peut être adapté à un appartement en ville. Ce qui compte, ce n’est pas la forme, c’est la continuité. Tant qu’on le transmet, il reste vivant.

Étiquettes: folklore définition folklore chants folkloriques traditions populaires culture populaire
  • mars 23, 2026
  • Aurélie Durant
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RÉPONSES

Yann Cadoret
  • Yann Cadoret
  • mars 24, 2026 AT 03:34

Le mot folklore existe en anglais parce que les Anglais ont volé le concept aux Français au XIXe siècle. Pas de mystère. Juste de l’appropriation culturelle avec un joli mot.

George Alain Garot
  • George Alain Garot
  • mars 24, 2026 AT 08:32

Oh mon Dieu, encore un post qui confond folklore et folklorique ? C’est comme dire que romantique en anglais veut dire romantique en français - mais sans le pathos ! Le folklore, c’est une structure épistémologique, pas une liste de danses de village. Vous parlez de traditions orales, mais vous oubliez que le terme a été codifié par les anthropologues victoriens pour catégoriser ce qu’ils jugeaient « non-scientifique » chez les peuples colonisés. C’est un mot qui porte la violence de l’Occident sur les savoirs populaires. Et vous, vous le réduisez à des chansons de vendange. C’est pathétique.

Erwan Jean
  • Erwan Jean
  • mars 25, 2026 AT 00:03

je suis daccord avec george mais en meme temps jai vu un type a bordeaux qui chantait une chanson de son pere en basque en faisant des crêpes et ca m a fait pleurer genre jai pas compris pourquoi mais jai senti quelque chose dans mon ventre comme si mon arriere grand mere etait la avec moi et jai rien dit jai juste regarde ca m a fait du bien ca a ete plus fort qu un concert de metal

Marcel Gustin
  • Marcel Gustin
  • mars 25, 2026 AT 15:59

Le folklore, c’est la mémoire du corps. Pas celle des livres. Pas celle des musées. Pas celle des profs qui disent « c’est important » pour que vous le notiez en DS. C’est ce que vous faites sans vous en rendre compte. La chanson que vous fredonnez en faisant la vaisselle. Le geste que vous répétez en cuisinant, sans savoir pourquoi. Le silence qu’on garde à table après un repas de Noël. Ça, c’est du vrai folklore. Pas les costumes. Pas les danses. Pas les vidéos TikTok avec des filtres. Ça, c’est du spectacle. Le folklore, c’est ce qui vous reste quand tout le reste s’effondre. Et oui, c’est aussi en ville. Même dans un appartement de 30 m² à Nanterre. Même si vous ne le savez pas encore.

Yanis Gannouni
  • Yanis Gannouni
  • mars 26, 2026 AT 00:58

Je suis content que ce post existe. Beaucoup pensent que le folklore, c’est un vestige. Mais il est vivant parce qu’il est transmis, pas parce qu’il est spectaculaire. J’ai travaillé dans un centre culturel en Bretagne, et j’ai vu des adolescents apprendre les danses de la région… non pas pour un spectacle, mais parce que leur grand-mère leur avait chanté une berceuse en breton. Ils ont voulu comprendre. C’est ça, la transmission. Pas le costume. Pas le chapeau. La voix. La mémoire. Et oui, ça existe aussi à Paris, à Lyon, à Marseille. Il suffit de tendre l’oreille.

Sofiane Sadi
  • Sofiane Sadi
  • mars 26, 2026 AT 23:22

Le folklore c’est juste du tourisme avec un nom qui fait joli. Les gens veulent croire qu’ils sont « authentiques » en portant un chapeau en paille. Mais la vraie culture, c’est ce qu’on fait quand on ne pense pas à le montrer. Pas à le filmer. Pas à le mettre en ligne. Vous faites quoi quand vous êtes seul ? Vous chantez ? Vous récitez un proverbe ? Vous laissez un morceau de pain sur la fenêtre ? Alors là, vous avez du folklore. Sinon, vous avez juste une idée de ce que vous croyez être votre identité.

Andre Jansen
  • Andre Jansen
  • mars 28, 2026 AT 09:46

ATTENTION : Ce post est une manipulation. Le mot « folklore » n’est PAS identique en anglais et en français. En anglais, il a été délibérément détourné par les institutions académiques pour effacer les racines celtiques et germaniques des traditions populaires. En France, le terme a été réinventé par les républicains pour « éduquer » les paysans. Et aujourd’hui, les ONG culturelles l’utilisent pour justifier des subventions… Mais ce que vous ne savez pas, c’est que derrière chaque « tradition », il y a un réseau de transmission clandestin, souvent lié à des sociétés secrètes du XIXe siècle. Les chants de vendange ? Des codes. Les lanternes d’Alsace ? Des signaux. Les miettes de pain sur la fenêtre ? Une offrande à des entités oubliées. Le folklore n’est pas un mot. C’est une arme. Et vous, vous le partagez comme un post Instagram.

Gerard Paapst
  • Gerard Paapst
  • mars 29, 2026 AT 05:05

Je ne sais pas si j’ai bien compris le post, mais j’ai envie de dire : merci. J’ai 68 ans, j’habite en Auvergne, et j’ai toujours chanté la chanson de mon père à mes enfants. Personne ne l’a enregistrée. Personne ne l’a étudiée. Mais elle est là. Toujours. Et aujourd’hui, mon petit-fils de 7 ans la chante en se levant le matin. Je ne savais pas que c’était du folklore. Je pensais que c’était juste notre chose. Maintenant, je sais que ce n’est pas juste notre chose. C’est quelque chose de précieux. Et je suis content que quelqu’un l’ait dit.

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