Vous avez entendu le mot folklore dans un chant régional, une danse de fête, ou même dans un film, et vous vous demandez ce qu’il veut vraiment dire en anglais ? Pas besoin de chercher un dictionnaire compliqué. Le mot folklore en anglais, c’est exactement la même chose qu’en français. Pas de traduction mystérieuse, pas de mot perdu en route. C’est le même mot, écrit pareil, prononcé presque pareil, et surtout, il porte la même charge : les traditions vivantes d’un peuple.
Le folklore, c’est ce que les gens font, pas ce qu’ils écrivent
Beaucoup pensent que le folklore, c’est des histoires vieilles de 200 ans, racontées dans des livres poussiéreux. Pas du tout. Le folklore, c’est vivant. C’est ce que les gens dans un village du Périgord chantent encore à la Saint-Jean. C’est ce que les enfants apprennent de leurs grands-parents en dansant autour d’un feu de joie. C’est ce que les pêcheurs de Bretagne récitent avant de partir en mer, pas pour faire du théâtre, mais parce que ça les rassure.
En anglais, on dit folklore pour parler de tout ça : les chansons, les légendes, les danses, les rituels, les coutumes, les proverbes, les recettes secrètes, les croyances. Rien de officiel. Rien de codifié. Juste ce qui passe de bouche à oreille, de génération en génération, sans qu’on sache vraiment d’où ça vient.
Un mot qui vient du peuple - « folk » et « lore »
Le mot anglais folklore est composé de deux parties. Folk, c’est le peuple. Pas les élites, pas les savants, pas les écrivains. Les gens ordinaires, les paysans, les artisans, les mères de famille. Et lore, c’est ce qu’on transmet : les savoirs, les récits, les règles non écrites. Ensemble, ça donne : ce que le peuple transmet.
Ce mot a été inventé en 1846 par un Britannique, William Thoms. Il voulait un mot pour désigner tout ce que les universitaires ignoraient : les coutumes des paysans, les contes des vieilles femmes, les danses des fêtes de village. Avant ça, on appelait ça « superstitions » ou « fables ». Lui, il a voulu leur rendre leur dignité. Et ça a marché. Aujourd’hui, le folklore, c’est un champ d’étude sérieux, dans les universités comme à la Sorbonne ou à l’École des hautes études en sciences sociales.
Le folklore, ce n’est pas que les costumes et les danses
Quand on pense au folklore, on imagine souvent des costumes colorés, des chapeaux en paille, des danses en cercle. Oui, ça fait partie. Mais ce n’est que la surface. Le vrai folklore, c’est ce qu’il y a en dessous.
Par exemple, dans le Sud-Ouest, il existe une tradition où on ne jette jamais les miettes de pain par terre. On les ramasse, on les met sur la fenêtre, on les offre aux oiseaux. Pourquoi ? Parce qu’on croit que ça apporte la chance. Personne ne sait d’où ça vient. Personne ne l’a écrit. Mais les familles le font encore. C’est du folklore.
En Normandie, on chante des berceuses en dialecte normand, avec des mots qu’on ne trouve plus dans les dictionnaires. En Alsace, on fait des processions le jour de l’Ascension avec des lanternes en papier. En Provence, on laisse un morceau de gâteau sur la table pour les esprits des ancêtres. Toutes ces pratiques n’ont pas de date de création. Elles ne sont pas inscrites dans un livre. Elles existent parce que quelqu’un les a faites, puis son enfant, puis son petit-enfant. Voilà le folklore.
Le folklore en anglais : pas une curiosité, mais une identité
En Angleterre, les gens parlent du folklore des Cornouailles, des Highlands d’Écosse, ou des comtés du sud. Ce n’est pas du passé. C’est vivant. Des groupes de musiciens jouent encore des airs de violon traditionnels. Des enfants apprennent les danses de Morris. Des fêtes de printemps rassemblent des milliers de gens pour réveiller la terre.
Et dans les États-Unis ? Oui, ils ont aussi leur folklore : les contes de Br’er Rabbit, les chants de travail des esclaves transformés en blues, les légendes des montagnes Appalaches, les danses des pow-wows. Ce n’est pas du tourisme. C’est la mémoire vivante d’un peuple.
Le folklore, en anglais comme en français, n’est pas une réplique. C’est une voix. Une voix qui ne crie pas, mais qui chuchote. Et cette voix, elle a encore quelque chose à dire.
Et en France ? Le folklore, c’est encore vivant
En France, on a longtemps pensé que le folklore, c’était pour les touristes. Les spectacles dans les villages avec des costumes en carton, des danses forcées, des chansons déformées. Mais ça, c’était une version commercialisée. Le vrai folklore, lui, n’a jamais cessé.
Regardez les chansons de vendanges dans les vignobles du Languedoc. Les jeunes y participent encore. Les carnavals de Briançon, où les gens se déguisent en bêtes sauvages pour chasser l’hiver. Les chants de geste en Auvergne, racontés en vers, comme il y a 500 ans. Ce ne sont pas des reconstitutions. Ce sont des pratiques vivantes, transmises par des associations, des écoles, des familles.
Et si vous allez dans un marché en Dordogne, vous entendrez peut-être un vieil homme réciter une chanson en occitan pour faire rire les enfants. Il ne le fait pas pour être spectaculaire. Il le fait parce que c’est ce qu’il a appris de son père. Voilà le folklore : simple, sincère, invisible pour les touristes, mais profondément ancré.
Le folklore, c’est ce que vous gardez même quand vous oubliez tout le reste
Quand les gens partent vivre en ville, quand les langues régionales disparaissent, quand les traditions semblent perdues, le folklore survit. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas dans les livres. Il est dans le corps. Dans la voix. Dans le geste.
Un homme de 78 ans à Saint-Étienne chante encore la chanson de son grand-père pour endormir ses petits-enfants. Une jeune femme de 22 ans à Lyon apprend à tresser des couronnes de fleurs pour la fête de la Saint-Jean. Un groupe de lycéens à Montpellier a créé un chœur pour réapprendre les chants en patois. Ce ne sont pas des reconstitutions. Ce sont des renaissances.
Le folklore, en anglais comme en français, c’est ça : ce que vous n’avez pas appris à l’école, mais que vous avez senti, entendu, goûté. Ce que vous ne pouvez pas expliquer, mais que vous savez, profondément, être vrai.
Le mot « folklore » en anglais est-il différent de son sens en français ?
Non, le mot « folklore » est identique en anglais et en français. Il désigne exactement les mêmes choses : les traditions populaires transmises oralement, les chants, les danses, les légendes, les rituels et les coutumes d’un groupe humain. Ce n’est pas une traduction, c’est le même mot, utilisé partout dans le monde anglophone et francophone.
Le folklore est-il seulement lié aux costumes et aux danses ?
Non, les costumes et les danses ne sont que la partie visible du folklore. Le cœur du folklore, c’est ce qui n’est pas montré : les proverbes, les croyances, les chants de travail, les rituels alimentaires, les histoires de fantômes locaux, les pratiques de guérison traditionnelles. Ce sont ces détails quotidiens, souvent oubliés, qui portent vraiment la mémoire d’un peuple.
Pourquoi le folklore est-il important aujourd’hui ?
Le folklore est important parce qu’il relie les gens à leur histoire, sans passer par les livres d’école ou les médias. Il donne un sentiment d’appartenance, surtout dans un monde où tout devient uniforme. Quand on chante une chanson de son village, quand on respecte un rituel familial, on garde une identité qui ne peut pas être achetée ni copiée.
Le folklore est-il seulement présent dans les zones rurales ?
Non. Même dans les grandes villes, le folklore existe. À Lyon, à Marseille ou à Lille, des associations réapprennent les chants régionaux, des cuisiniers redécouvrent les recettes oubliées, des jeunes créent des spectacles inspirés des légendes locales. Le folklore ne vit pas dans les villages, il vit dans les gens - où qu’ils soient.
Le folklore peut-il changer avec le temps ?
Oui, et il doit changer. Le folklore n’est pas un musée. Il n’est pas figé dans le passé. Il évolue avec les nouvelles générations. Une chanson peut être reprise avec un synthétiseur. Un rituel peut être adapté à un appartement en ville. Ce qui compte, ce n’est pas la forme, c’est la continuité. Tant qu’on le transmet, il reste vivant.

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