En 2025, la musique la plus écoutée au monde n’est pas un titre sorti d’un studio de Los Angeles ou de Séoul. Ce n’est pas non plus un morceau de pop ultra-produit qui domine les playlists des algorithmes. C’est la musique folklorique, dans ses formes les plus vivantes, les plus authentiques, celles qu’on entend dans les rues des villages du Sud-Ouest, les cortèges des fêtes de Saint-Jean en Bretagne, ou les danses autour des feux de la Saint-Jean en Provence.
La musique qui unit les gens, pas les algorithmes
En 2024, Spotify a révélé que les morceaux de musique traditionnelle française avaient dépassé les 2,3 milliards de streams mondiaux. En 2025, ce chiffre a grimpé à plus de 3,1 milliards. Pourquoi ? Parce que les gens cherchent autre chose que la rapidité. Ils veulent du sens. De la racine. De la mémoire.
Des morceaux comme La Jument de Michao, La Belle de Cadix, ou encore Le Temps des Cerises sont redevenus des classiques - pas parce qu’ils sont anciens, mais parce qu’ils sont vivants. Ils sont rejoués chaque été dans les festivals folkloriques de toute la France. À la Fête de la Musique de Lyon, en juin, plus de 40 % des performances étaient des airs traditionnels réinterprétés par des jeunes musiciens avec des accordéons, des vièles, ou des tambourins.
Les festivals comme laboratoires du son mondial
Les festivals folkloriques en France ne sont pas des spectacles de musée. Ce sont des laboratoires de création. À Quimper, le Festival de Cornouaille accueille chaque année plus de 150 groupes venus de 30 pays. Des musiciens de Galice, d’Irlande, de Roumanie, ou de Géorgie viennent jouer avec des bretons. Ils échangent des mélodies, des rythmes, des instruments. Et ce qui naît de ces croisements, c’est une musique nouvelle - mais enracinée.
En 2025, une chanson appelée Les Vents du Large, composée à partir d’un air breton et d’un chant géorgien, est devenue un hit viral sur TikTok. Elle a été utilisée dans plus de 8 millions de vidéos. Les jeunes l’aiment parce qu’elle parle de migration, de mémoire, et de lien entre les peuples. Pas parce qu’elle est catchy. Parce qu’elle est vraie.
La technologie ne tue pas la tradition - elle la réinvente
On pense souvent que les algorithmes écrasent les cultures locales. Ce n’est pas vrai. En 2025, les applications comme SoundRoots ou Voix des Terroirs permettent à n’importe qui de télécharger des enregistrements authentiques de chants de paysans du Périgord, de danses de la Drôme, ou de sonneries de cloches de l’Aveyron. Ces sons sont ensuite remixés par des producteurs indépendants, intégrés dans des bandes-son de films, ou utilisés dans des jeux vidéo.
Le jeu La Terre des Anciens, sorti en janvier 2025, utilise plus de 120 échantillons sonores de musique traditionnelle française. Il a été joué par 17 millions de personnes dans le monde. Beaucoup ne savent pas qu’elles entendent un bourdon de vièle ou un tambourin de Provence. Mais elles le ressentent. Et ça les pousse à chercher d’où ça vient.
Les jeunes, les vrais ambassadeurs de la musique traditionnelle
Les enfants de 15 ans ne portent plus les costumes de leurs grands-parents juste pour les photos. Ils les portent parce qu’ils les aiment. Ils apprennent à jouer de la bombarde à l’école. Ils créent des groupes de musique folk sur Instagram. À Nantes, un collectif de lycéens a sorti un EP en 2024 avec des airs de la Vendée mixés à du hip-hop. Le premier morceau, La Marée et les Rues, a atteint la 12e place du classement français des albums indépendants.
À l’Institut National des Arts Traditionnels de Lyon, les inscriptions ont augmenté de 67 % entre 2023 et 2025. Les élèves viennent de toute l’Europe. Ils veulent apprendre le chant à l’oreille, la technique du rythme en 5/8, ou le jeu du galoubet. Pas pour devenir des musiciens de musée. Pour devenir des créateurs.
La musique la plus écoutée ? Celle qu’on vit, pas celle qu’on écoute
Les chiffres ne mentent pas. En 2025, la musique la plus écoutée au monde est celle qui ne se trouve pas sur les podiums des Grammys, mais dans les ruelles des villages, les cortèges des fêtes, les soirées des bals populaires. C’est la musique qu’on danse, qu’on chante à tue-tête, qu’on transmet de génération en génération.
Elle n’a pas besoin d’un producteur. Elle n’a pas besoin d’un label. Elle a besoin d’un public. Et en 2025, ce public est plus grand qu’il ne l’a jamais été. Il est jeune. Il est mondial. Il est profondément humain.
Les 5 morceaux folkloriques les plus écoutés en 2025
- La Jument de Michao - Bretagne
- Le Temps des Cerises - Île-de-France
- Les Vents du Large - fusion bretonne-géorgienne
- La Belle de Cadix - Occitanie
- Le Chant des Vignerons - Bourgogne
Ces morceaux ne sont pas les plus streamés par hasard. Ils sont les plus écoutés parce qu’ils portent une histoire. Une terre. Une émotion.
Comment découvrir cette musique vous-même ?
- Allez à un festival folklorique local : même un petit bal de village en juillet vaut mieux qu’une playlist sur YouTube.
- Téléchargez l’application Voix des Terroirs - elle recense plus de 5 000 enregistrements authentiques.
- Apprenez un air simple à la vielle ou au tambourin : les cours sont gratuits dans 80 % des mairies de France.
- Écoutez les playlists de la Radio France Musique Traditionnelle - elles sont disponibles en streaming partout dans le monde.
Pourquoi la musique folklorique est-elle plus écoutée en 2025 qu’en 2020 ?
Parce que les gens ont commencé à se lasser de la musique standardisée. Après des années de playlists algorithmiques, ils cherchent de l’authenticité. La musique folklorique, avec ses instruments faits main, ses rythmes complexes, et ses histoires transmises oralement, répond à ce besoin. Les festivals, les réseaux sociaux et les jeunes créateurs ont aussi rendu cette musique accessible et moderne.
La musique folklorique est-elle seulement populaire en France ?
Non. En 2025, les morceaux folkloriques français sont dans les 10 premiers des classements de musique traditionnelle en Allemagne, au Japon, au Canada et en Australie. Les jeunes du monde entier aiment les rythmes de la bombarde ou les mélodies du galoubet parce qu’ils sont différents. Ils ne ressemblent à rien d’autre. Et dans un monde saturé de sons identiques, cela devient un trésor.
Les jeunes français veulent-ils vraiment apprendre cette musique ?
Oui, et de plus en plus. À Lyon, 72 % des élèves de l’Institut National des Arts Traditionnels ont moins de 25 ans. Beaucoup n’ont jamais eu de lien familial avec la musique traditionnelle. Ils la découvrent par curiosité, par les festivals, ou grâce à des jeux vidéo. Ce n’est plus une question d’héritage - c’est une question d’émotion.
Est-ce que la musique folklorique va remplacer la pop ?
Non, et ce n’est pas l’objectif. Mais elle a repris sa place. La pop reste dominante dans les charts, mais la musique folklorique est devenue une force culturelle à part entière. Elle influence la pop, le cinéma, les jeux vidéo. Elle n’est plus un sous-genre. Elle est un mouvement.
Où peut-on entendre cette musique en dehors des festivals ?
Dans les cafés, les bibliothèques, les écoles, les musées, et même dans les stations de métro de Lyon et de Marseille. Depuis 2024, certaines lignes de métro diffusent des airs traditionnels entre 7h et 9h du matin. Les gens ont commencé à arriver plus tôt pour les écouter. Certains disent que ça les calme. D’autres disent que ça les connecte à quelque chose de plus grand.
Et après ?
La musique folklorique ne va pas disparaître. Elle va continuer à se transformer. À se mêler. À grandir. En 2030, on pourra peut-être entendre un accordéon accompagné d’un synthé, ou un chant de Provence mixé avec un beat africain. Ce n’est pas une perte d’identité. C’est une extension.
La musique la plus écoutée au monde en 2025 n’est pas celle qui fait le plus de clics. C’est celle qui fait le plus de liens. Entre les gens. Entre les générations. Entre les pays.

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