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Qui est le nouveau roi de la folk ? La relève, les sons et les secrets de la nouvelle vague folk

Qui est le nouveau roi de la folk ? La relève, les sons et les secrets de la nouvelle vague folk
Par Aurélie Durant 8 mai 2025

Un matin de janvier 2024, la playlist « Nouveaux Sons Folk » sur Spotify est littéralement saturée de noms inconnus du grand public… et pourtant, leurs morceaux dépassent les millions d’écoutes. Ce n’est plus l’époque des grandes barbes et des chemises à carreaux façon Bob Dylan ou Neil Young. L’auditeur folk d’aujourd’hui a troqué la vieille guitare pour des tentes de festival, l’iPhone à la main. Mais alors, qui est le nouveau roi de la folk ? Est-ce seulement un homme solitaire, ou bien cette couronne appartient-elle à tout un clan branché sur TikTok et les cafés-concert de quartier ? Oubliez les clichés : la vraie révolution folk se joue ici et maintenant, entre tradition et modernité. Les guitares acoustiques n’ont jamais autant résonné, mais elles racontent aujourd’hui d’autres vies et d’autres histoires.

La folk, cette vieille âme qui se renouvelle

Il suffit de se balader sur YouTube pour le constater : la folk n’est plus un musée tranquille. En 2023, Phoebe Bridgers, avec sa guitare blanche et sa voix fragile, s’impose comme une icône. Son passage aux Victoires de la Musique en France a surpris plus d’un auditeur local, et pourtant, elle a provoqué une ruée sur les vinyles folk de nouvelle génération. Pourquoi ce retour en force ? Les confinements successifs ont offert un terrain fertile : on a redécouvert le besoin de chansons simples, de textes honnêtes, et de rythmes qui réconfortent. Et il y a aussi ce drôle de paradoxe : les ados téléchargent du folk pour fuir les beats électroniques, les trentenaires y voient la bande-son parfaite pour un road-trip, et les maisons de disques flairent la pépite. D’ailleurs, le streaming a carrément explosé du côté des playlists folk sur Spotify, selon leur rapport annuel 2023 affichant une hausse de 35 %. Pour comprendre ce qui fait battre le cœur du folk, il faut regarder la scène émergente : Zach Bryan, par exemple, star inattendue venue de l’Oklahoma, a sorti en 2024 un album autoproduit qui a cassé la baraque. Les critiques parlent d’un retour à « l’authenticité », mais derrière le mot se cache une vraie guerre entre la folk mainstream, un peu sucrée, et la folk brute des débuts. Côté français, Pomme est partout : sur scène, sur les réseaux, et même sur les ondes, elle donne une saveur inédite au *fingerpicking* classique. On retrouve là une énergie féminine qui manquait à la folk des années 2000, dominée par les garçons. Les festivals ont su s’adapter : les Nuits de Fourvière à Lyon programment de plus en plus de soirées à guitare, et on y croise des milliers de personnes qui chantent à tue-tête, jeunes ou nostalgiques. Bref, la folk ne vieillit pas, elle mute.

Ce qui distingue cette nouvelle vague ? Déjà, une relation directe avec les fans. Sur Instagram, les artistes publient des démos, des extraits de textes, échangent sur leurs process d’écriture. Les followers participent parfois à la création, en suggérant des accords ou des thèmes. On n’avait encore jamais vu une telle proximité. Côté sons, la frontière entre folk, pop et indie rock devient floue, mais c’est tant mieux. Sur le dernier album d’Adrianne Lenker (Big Thief), impossible de distinguer où s’arrête la ballade folk et où commence la pop expérimentale. Ça crée une palette émotionnelle immense, tout en restant fidèle à la guitare acoustique, l’instrument-culte du genre. Bon à savoir : plusieurs fabricants de guitares confirment que les ventes de modèles acoustiques et électriques inspirés des années 70 ont bondi de 30 % en France en 2023. Donc, non, la folk n’est pas une niche, c’est une vraie vague de fond qui inonde radios, réseaux et studios d’enregistrement.

Des couronnes qui tournent vite : les nouveaux leaders de la scène folk

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On a l’habitude de penser la folk comme un royaume statique, dominé par quelques rois éternels. Mais aujourd’hui, il faut jongler avec les noms, car chaque année apporte son lot de révélations. Par exemple, Zach Bryan, que peu connaissaient il y a deux ans, a pulvérisé les scores : plus d’un milliard d’écoutes en 2024, des billets de concert vendus en moins de 30 secondes, et une authenticité qui scotche le public. Ce Texan à la voix éraillée mélange balades country-folk et textes hyper-contemporains – il raconte Brest, Tulsa ou Madrid dans le même souffle. C’est ça, la folk aujourd’hui : l’esprit voyageur. Dans la foulée, on croise Noah Kahan dont le hit « Stick Season » a envahi TikTok et poussé toute une génération à rêver de forêts du Vermont. Les réseaux sociaux jouent un rôle dingue : plus besoin de passer par un grand label, une simple vidéo virale suffit à mettre le feu partout. D’ailleurs, l’an dernier, 45 % des nouveaux contrats chez Universal Music concernaient des artistes folk révélés sur les plateformes sociales, d’après une étude interne publiée en mars 2024.

L’Europe n’est pas en reste. En France, Clou et Pomme s’imposent sans jamais singe les Américains. Pomme, en particulier, chante des histoires d’amour et de nature avec une douceur qui touche toutes les générations. Elle aussi a un parcours atypique : un premier disque autoproduit, des passages remarqués chez Nagui, puis un triomphe aux Victoires de la Musique. Son secret : le talent brut et la sincérité, rien de plus. Les festivals français, comme « Le Chant de l’Eucalyptus » en Bretagne, accordent une place de plus en plus large à la folk chantée en français, preuve qu’on peut conquérir le public sans s’expatrier à Nashville. Petite astuce si tu veux faire partie du mouvement : commence par enregistrer des « live session » dans ta chambre et poste-les sur TikTok. Beaucoup d’artistes percés en 2024 affirment que leur première communauté s’est créée comme ça. N’hésite pas à faire des reprises inattendues (un classique disco version folk cartonne toujours), ça attire une partie du public qui ignore complètement les genres musicaux habituels.

Le « roi de la folk » n’a peut-être plus de trône, mais il a une équipe, une communauté. On assiste à une sorte de démocratie du folk, où les playlists collaboratives Spotify remplacent les radios d’autrefois, et où chacun propose sa version du rêve folk. En 2024, on estime que 65 % des titres classés dans le top 100 « folk » mondial sur Apple Music sont produits en indépendant, sans grosse maison derrière. C’est un chiffre inédit, et ça prouve que la couronne circule plus vite que jamais. On a même inventé de nouveaux sous-genres : la « sad girl folk » (merci à Phoebe Bridgers ou à Billie Marten pour ça), la « folk électronique », ou la « folk à la française ». Tout le monde s’inspire de tout le monde, mais la règle d’or reste la même : raconter des histoires vraies. Statistique : selon une enquête menée en avril 2024 par Spotify France, 77 % des auditeurs français citent l’authenticité comme leur critère n°1 dans le choix d’un artiste folk. C’est le vrai secret de la popularité du genre : il faut toucher juste, sans tricher.

Conseils, pépites et chiffres à connaître pour plonger dans la folk 2025

Conseils, pépites et chiffres à connaître pour plonger dans la folk 2025

Si tu veux vraiment comprendre ce qui se passe dans la folk actuelle, il y a quelques tuyaux à connaître. D’abord, arrête-toi sur les festivals : les petites scènes de province réservent souvent des surprises incroyables. Le « Woodstower Festival » près de Lyon, par exemple, propose tous les ans des découvertes folk inconnues à Paris. Apporte toujours des chaussures de rechange, les festivals folk sont réputés pour leur météo imprévisible (et souvent boueuse). Et si tu tapes « Nashville bootleg session » sur YouTube, tu trouveras probablement plus de nouveautés que sur la plupart des radios françaises. Autre astuce : abonne-toi aux newsletters de labels indé comme « La Souterraine » ou « Heavenly Recordings ». Ils repèrent régulièrement des artistes avant qu’ils n’explosent. Côté matos pour te lancer dans la folk : inutile de viser tout de suite la Gibson à 2000 € ; de nombreux artistes citent la petite guitare Yamaha FG800 (vendue moins de 300 €) comme la compagne idéale pour débuter.

L’écoute en streaming a tout changé, et pour s’y retrouver dans l’océan de nouveautés, mieux vaut connaître quelques chiffres précis:

PlateformePart du streaming folk 2024 (%)Nouveaux artistes révélés
Spotify43+235
Apple Music28+120
Deezer18+86
Bandcamp8+55
YouTube Music3+21

Ce n’est pas tout : la folk 2025 se distingue par l’ouverture. On y découvre des instruments rares (banjo, harmonium indien, kalimba…), des langues hybrides, et des pochettes d’album 100 % dessinées à la main. Si tu veux briller en soirée, retiens ces albums marquants des deux dernières années : "Zach Bryan" (2024), "La Maison" de Pomme (2023), et "The Land Is Inhospitable and So Are We" de Mitski (2023, folk alternative américaine). Autre tendance : la folk engagée. On retrouve de plus en plus de chansons qui parlent d’immigration, de climat, ou de luttes LGBTQ+. Ça donne à la folk un côté vivant, politique, forcément vibrant. Pour rejoindre cette famille, rejoint les open-mic organisés à Lyon, Paris ou sur Discord, on se fait vite des amis et on capte l’esprit du moment.

Petit secret : si tu espères voir de près celui ou celle qui portera la couronne du roi de la folk dans les années à venir, ne reste pas seulement derrière ton écran. Va traîner dans les concerts improvisés, lis les fanzines locaux, échange avec des musiciens dans les bars. Souvent, la prochaine révélation est juste à côté, loin des projecteurs mais déjà dans les oreilles de ceux qui aiment écouter sans préjugés. Les vrais fans ne ratent jamais ça, c’est le charme de la folk : elle appartient à celui qui sait écouter. Et toi, tu l’entends, ce nouveau roi ?

  • mai 8, 2025
  • Aurélie Durant
  • 10 Commentaires
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RÉPONSES

Viviane Gervasio
  • Viviane Gervasio
  • juillet 18, 2025 AT 00:55

Franchement, faut arrêter avec ces soi-disant "nouveaux rois" de la folk. C’est juste une opération marketing pour vendre des disques à des pigeons qui n’y connaissent rien !

J’ai l’impression que derrière ces artistes gentiment mis en avant, il y a tout un business opaque où on nous sert du réchauffé, sans aucune authenticité.

Et puis, qui garantit que ces talents sont vraiment l’avenir ? On dirait que ça s’écoute plus pour faire cool en soirée qu’autre chose.

Moi, je suis convaincue que les vraies racines de la folk sont en train de se faire bouffer par des gros groupes industriels qui veulent standardiser la créativité.

C’est pas une question de goûts, c’est un complot musical pour endormir la jeunesse ! Vous attendez quoi pour ouvrir les yeux ?

Helene Larkin
  • Helene Larkin
  • juillet 20, 2025 AT 17:00

Je comprends ton point de vue, mais il faut aussi reconnaître que la folk a toujours évolué en intégrant de nouveaux sons et influences.

Impossible de rester figé dans le passé, sinon le genre se meurt. Cette nouvelle vague apporte de la fraîcheur et attire un public plus jeune, ce qui est vital.

Par ailleurs, ce n’est pas parce que des artistes sont populaires qu’ils manquent d’authenticité. Beaucoup maîtrisent leur art et ont des parcours solides.

Enfin, les anecdotes et chiffres mentionnés dans l’article permettent de mieux comprendre les dynamiques actuelles.

A mon avis, c’est plutôt une évolution naturelle qu’une manipulation. Et ça ne veut pas dire que les racines sont oubliées.

Antoine Grattepanche
  • Antoine Grattepanche
  • juillet 22, 2025 AT 12:36

Ah, la bonne vieille polémique folk vs modernité, ça me rappelle les débats sans fin !

Perso, je trouve que ce mélange des genres dynamise vraiment la scène.

Laissons les anciens faire leur folk à l’ancienne, aucun souci, mais il faut laisser les nouveaux explorer, expérimenter, bousculer les codes. C’est comme ça que la musique continue d’évoluer.

C’est intéressant aussi de voir les clipsets, les festivals underground, comment ce genre renaît sans casser les ponts avec ses origines.

Et puis, les artistes d’aujourd’hui ont souvent un discours engagé qui parle aux enjeux contemporains, ce qui n’était pas toujours le cas avant.

laetitia betton
  • laetitia betton
  • juillet 26, 2025 AT 02:20

Je suis assez d’accord avec certains points soulevés ici, notamment sur la nécessité d’un juste équilibre entre authenticité et innovation.

Dans le jargon spécialisé, on pourrait parler de problématiques de terroir culturel qui évoluent vers une hybridation des genres, ce qui est passionnant à décortiquer.

Les secrets dévoilés dans l’article sur les inspirations des nouveaux artistes révèlent souvent une grande complexité musicale, mêlant folk traditionnelle et électro, par exemple.

Je pense qu’il faut soutenir cette seconde génération d’artistes qui n’hésitent pas à repousser les limites tout en gardant en mémoire la richesse du passé.

Et puis, c’est une chance que cette musique touche toujours autant de monde, preuve que la pertinence du folk est loin d’être un mythe.

Therese Sandfeldt
  • Therese Sandfeldt
  • juillet 28, 2025 AT 08:20

Personnellement, j’adore cette nouvelle vague folk, c’est tellement rafraîchissant ! 🌿🎶

C’est génial de voir que ce style continue d’évoluer et de rassembler des gens.

Les anecdotes mentionnées dans le post m’ont donné envie d’écouter encore plus d’artistes contemporains.

Je trouve que la folk moderne exprime des émotions très sincères, même si c’est parfois un peu différent de la folk "classique".

En tout cas, ça reste une musique douce et porteuse d’espoir, selon moi.

Merci pour cet article qui m’a motivée à creuser davantage. 😊

Emmanuel Soh
  • Emmanuel Soh
  • juillet 29, 2025 AT 07:40

Je suis un peu réservé quant à cette soi-disant "nouvelle vague".

En tant qu’auditeur, j’ai souvent du mal à m’attacher à ces artistes qui semblent manquer de profondeur.

Les sons modernes parfois étouffent les émotions authentiques que j’aime dans la folk.

Cela dit, je ne ferme pas la porte totalement, mais la plupart du temps, ça tourne en boucle commerciale.

On perd un peu l’esprit original, c’est dommage.

Andre Neves
  • Andre Neves
  • juillet 30, 2025 AT 09:40

Permettez-moi d’apporter une correction importante : la vraie folk ne se résume pas à ces nouveautés souvent superficielles.

Un connaisseur authentique saura toujours apprécier la richesse lyrique et musicale des véritables pionniers.

Beaucoup de ceux-ci ont influencé durablement la culture musicale mondiale, et c’est ce patrimoine qu’il faut défendre.

Les chiffres et anecdotes sont intéressants mais ne sauraient faire oublier la complexité poétique du style original.

Enfin, de grâce, respectons l’orthographe et évitons les anglicismes maladroits qui déforment la langue.

😌

Maxime Thebault
  • Maxime Thebault
  • août 4, 2025 AT 19:40

Je tiens à souligner que cet article synthétise bien l’état actuel de la scène folk, en prenant en compte les différentes tendances sans parti pris.

Il est essentiel de se rappeler que la musique évolue selon des cycles et que la diversité des sons contribue à son dynamisme.

On observe une sorte de réconciliation entre tradition et innovation, ce qui est très excitant pour les passionnés.

Les fans peuvent ainsi découvrir des nuances subtiles dans les compositions.

Pour ma part, je continue à apprécier les concerts où s’entremêlent guitares acoustiques et instrumentations modernes.

Nicolas Poizot
  • Nicolas Poizot
  • août 10, 2025 AT 07:00

Le propos est intéressant, mais il me semble trop lisse face aux enjeux réels de la folk contemporaine.

En effet, derrière cette façade apparemment harmonieuse, subsistent des tensions identitaires puissantes entre puristes et innovateurs.

Il serait pertinent de creuser l’impact socio-culturel de ces mutations musicales sur les pratiques collectives et individuelles.

Car au-delà des chiffres, c’est un véritable questionnement sur la transmission et la mémoire qui se joue.

Je serais curieux de savoir comment les organisateurs de festivals folk intègrent ces nouveaux courants dans leur programmation.

Alexis Petty-Rodriguez
  • Alexis Petty-Rodriguez
  • août 15, 2025 AT 21:20

J’adore le ton posé de cet article, mais je me demande si on ne fait pas un peu trop de louanges à cette "nouvelle vague" sans un regard critique suffisant.

Je doute que tous ces artistes soient aussi révolutionnaires que certains veulent le faire croire.

En relisant les paroles et en analysant les compositions, je trouve parfois une certaine redondance, voire un manque d’originalité criant.

Cela dit, chacun a son avis, et ça fait avancer le débat.

Je serais curieux de savoir ce que les auteurs pensent du rapport entre authenticité folk et succès commercial.

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