Costume breton, la tenue traditionnelle portée dans les campagnes de Bretagne jusqu’au milieu du XXe siècle, est un ensemble de vêtements, accessoires et broderies qui varient d’un village à l’autre, chaque détail ayant une signification locale. Aussi connu sous le nom de habit breton, il n’était pas fait pour le spectacle, mais pour la vie quotidienne : le travail à la ferme, les marchés, les fêtes religieuses et les mariages. Ce n’est pas un costume de théâtre, c’est un témoignage vivant de l’identité bretonne.
Le costume breton se décline en deux grandes familles : celui des femmes et celui des hommes. Chez les femmes, la coiffe bretonne est l’élément le plus emblématique — chaque forme, chaque pli, chaque dentelle indiquent l’âge, le statut marital et même le village d’origine. À Quimper, la coiffe est haute et rigide ; à Landerneau, elle est plate et ornée de rubans ; à Locronan, elle ressemble à une couronne de dentelle. Ces coiffes ne sont pas décoratives : elles sont le résultat de siècles de savoir-faire, transmis de mère en fille. Les broderies bretonnes, elles, ne sont pas aléatoires. Les motifs de fleurs, de feuilles ou de croix cachent des symboles anciens : la protection, la fertilité, la foi. Chaque fil comptait. Et chaque tissu — laine, lin, soie — était choisi pour sa résistance, son poids, sa capacité à résister aux intempéries.
Les hommes, eux, portaient des chemises en lin, des jupes courtes en laine noire, des gilets brodés et des chaussures en cuir. Leur costume était moins orné, mais pas moins précis. Les ceintures, les chapeaux, les bas de laine — tout avait sa place, son sens, sa fonction. Et quand les jeunes filles apprenaient à broder, elles apprenaient aussi à raconter l’histoire de leur famille. Ce n’était pas du loisir, c’était de la mémoire.
En 2025, le costume breton ne se porte plus tous les jours. Mais il ne s’est pas effacé. Il revient dans les fêtes, les cortèges, les mariages, les écoles de danse. Les jeunes générations le réinventent, pas pour le muséifier, mais pour le réactiver. Les ateliers de broderie fleurissent dans les villages. Les musées exposent les coiffes avec respect, pas comme des reliques, mais comme des objets vivants. Et dans les fêtes de la Saint-Yves ou les pardons, quand les vêtements traditionnels ressortent des armoires, c’est une forme de résistance. Pas contre la modernité, mais pour la continuité.
En parcourant les articles ci-dessous, vous verrez comment ces tenues ont survécu, comment elles se sont transformées, et pourquoi elles comptent encore aujourd’hui. Vous découvrirez les motifs cachés, les techniques oubliées, les femmes qui les ont gardées vivantes, et les festivals où elles brillent encore. Ce n’est pas une histoire de passé. C’est une histoire qui continue.
Découvrez les costumes traditionnels français régionaux : breton, alsacien, provençal, normand et basque. Chaque tenue raconte une histoire locale, des matériaux aux broderies, et reste vivante dans les fêtes d'aujourd'hui.
Découvrez les habits traditionnels de France, des coiffes bretonnes aux tabliers provençaux. Chaque région a son costume, ses couleurs et ses symboles. Ce ne sont pas des souvenirs du passé, mais des héritages vivants.
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