cuisine médiévale, l'ensemble des pratiques alimentaires et des recettes utilisées en Europe entre le Ve et le XVe siècle. Also known as alimentation médiévale, it n'était pas réservée aux nobles : c'était la vie quotidienne du peuple, façonnée par les saisons, les récoltes et les règles de l'Église. Ce n'était pas de la gastronomie, mais de la survie. On mangeait ce qu'on avait, pas ce qu'on voulait. Les épices, souvent associées à la richesse, étaient rares et chères. Le pain, lui, était la base de chaque repas — même pour les seigneurs. Et quand on parlait de viande, ce n'était pas du steak, mais du porc salé, du poulet ou du lapin, souvent bouilli pendant des heures pour le rendre tendre.
La vielle à roue, un instrument de musique populaire à l'époque, souvent jouée lors des repas ou des fêtes accompagnait les repas comme aujourd'hui la radio. Mais ce qui marquait vraiment la table, c'était l'absence d'ustensiles modernes. Pas de four électrique, pas de mixeur. Les cuisines étaient ouvertes, les casseroles suspendues au-dessus du feu, et les aliments cuits lentement, souvent dans des marmites en terre. Le sel, le miel et le vinaigre servaient à conserver, pas à assaisonner. Les légumes, comme les choux, les oignons ou les lentilles, dominaient les plats. La viande, elle, était réservée aux jours de fête ou aux plus riches. Et les desserts ? Un morceau de fromage, quelques fruits secs, ou un gâteau de son et de miel — rien de sucré comme aujourd'hui.
La cuisine médiévale, une pratique profondément liée au calendrier liturgique et aux cycles agricoles, ne connaissait pas les repas rapides. Les repas étaient des moments sociaux, souvent longs, où l'on partageait une même marmite. Les règles étaient strictes : pas de viande les jours de jeûne, pas de sucre sauf en médecine, pas de légumes crus — considérés comme dangereux. Et pourtant, ces traditions ont laissé des traces : les potées, les pâtés, les soupes épaisses, les pains noirs… Ce sont les ancêtres de nos plats régionaux. Ce n'est pas du passé figé. C'est la racine de ce qu'on mange encore aujourd'hui dans les campagnes de France.
Les recettes de cette époque ne sont pas des curiosités : elles sont des preuves vivantes de comment les gens ont appris à vivre avec ce qu'ils avaient. Et quand vous lisez les articles qui suivent, vous allez découvrir comment la vielle à roue accompagnait les repas, quelles étaient les vraies recettes des pèlerins, et pourquoi certains ustensiles de cuisine médiévale sont encore utilisés dans les fêtes traditionnelles d'aujourd'hui. Ce n'est pas de l'histoire. C'est de la mémoire, encore chaude.
Le civet de lièvre est le plus vieux plat français encore préparé aujourd'hui, avec une recette inchangée depuis le XIIIe siècle. Découvrez son histoire, sa préparation authentique et pourquoi il reste un symbole de la cuisine française.
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