Les plats français anciens, des préparations culinaires transmises oralement depuis des siècles, souvent liées au rythme des saisons et au travail des terres. Ce ne sont pas des recettes de musée, mais des aliments vivants, cuits encore aujourd’hui dans les cuisines de Bretagne, du Sud-Ouest, de Provence et des Alpes. Ils ne viennent pas de livres de cuisine, mais de mères, de grand-mères, de bouchers, de fermiers. Chaque plat raconte une histoire : comment on utilisait tout, comment on conservait, comment on célébrait. Il n’y a pas un seul plat français ancien, mais des centaines, chacun lié à un village, à un terroir, à un moment de l’année.
Le patrimoine culinaire, l’ensemble des savoir-faire alimentaires transmis de génération en génération en France, ne se mesure pas à la raffinement, mais à l’authenticité. Un cassoulet du Lauragais, une potée lorraine, une brandade de morue niçoise — ce ne sont pas des plats de restaurant, mais des repas de famille, préparés avec des ingrédients qu’on avait soi-même produit ou échangé. Le cuisine traditionnelle française, une pratique quotidienne, pas un spectacle, utilise des méthodes simples : lents mijotés, salaison, fumage, confit. Pas de technologie, juste du temps et du savoir-faire. Et c’est précisément ça qui les rend uniques.
Les recettes régionales, des variantes locales d’un même plat, façonnées par le climat, les ressources et l’histoire, ne se ressemblent pas. Une tripaille du Nord n’a rien à voir avec une tripette du Sud. Un pâté de foie de la Loire n’est pas un pâté de la Bourgogne. Chaque région a sa version, sa façon de couper, de mijoter, de servir. Et ces différences ne sont pas des détails : elles sont la mémoire des gens qui les ont faites. Ce n’est pas le goût qui compte le plus, c’est la mémoire qu’il évoque.
On pense souvent que ces plats ont disparu. Mais ils sont là, dans les fêtes de village, dans les marchés de producteurs, dans les cuisines des jeunes qui retournent aux sources. Ils ne sont pas des curiosités. Ils sont la preuve qu’on peut manger autrement : lentement, avec ce qu’on a, et avec du sens. Ce que vous trouverez ici, ce ne sont pas des recettes de livre. Ce sont des témoignages, des histoires, des méthodes oubliées, redécouvertes. Des plats qui ont survécu à la guerre, à l’exode rural, à la modernité. Des plats qui ont encore un goût de terre, de fumée, de sel, de temps.
Le civet de lièvre est le plus vieux plat français encore préparé aujourd'hui, avec une recette inchangée depuis le XIIIe siècle. Découvrez son histoire, sa préparation authentique et pourquoi il reste un symbole de la cuisine française.
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