Une tenue régionale, un vêtement porté dans une région spécifique de France, porteur d’identité, de métier et de mémoire. Aussi appelée costume traditionnel français, ce n’est pas un déguisement : c’est un héritage conçu par des mains locales, tissé avec des matières du terroir, et orné de symboles qui disent qui on est, d’où on vient, et ce qu’on fait. Chaque région a son style : en Bretagne, la coiffe peut indiquer le statut marital ; en Alsace, les rubans de la coiffe racontent l’âge et le village ; en Provence, le tablier brodé n’est pas décoratif, il protège les vêtements pendant le travail. Ce ne sont pas des souvenirs de musée, mais des vêtements qui ont été portés, lavés, réparés, et transmis.
La broderie traditionnelle, une technique de décoration manuelle utilisée sur les costumes régionaux pour marquer l’origine, le statut ou la saison, est l’une des clés de ces tenues. Les motifs ne sont pas aléatoires : une fleur peut représenter la fertilité, un losange, la protection contre le mauvais œil, une ligne ondulée, la mer ou une rivière. Ces détails sont passés de mère en fille, souvent sans écriture, juste par imitation. Et c’est aussi vrai pour les habits régionaux, des ensembles complets de vêtements spécifiques à une zone géographique, souvent portés lors des fêtes ou des mariages. En Corse, le sarong femme n’est pas un accessoire exotique : c’est une pièce du quotidien, tissée à la main, utilisée pour transporter des légumes, se protéger du vent, ou couvrir les épaules lors des veillées. En Basse-Normandie, les sabots ne sont pas un accessoire de spectacle : ils sont faits pour marcher sur les chemins boueux, et leur claquement était un signal audible dans les villages.
Les tenues régionales ne sont pas mortes. Elles se portent encore. À Lorient, pendant le Festival Interceltique, des centaines de gens les enfilent pour danser, chanter, célébrer. Dans les Pyrénées, les femmes portent encore leurs jupes plissées lors des fêtes du vin. En Vendée, les enfants apprennent à nouer les rubans de la coiffe avant d’aller à l’école. Ce n’est pas du folklore. C’est du vécu. C’est de la mémoire qui respire. Et quand on voit une femme en costume alsacien porter son panier de légumes au marché, ce n’est pas une reconstitution : c’est une continuité.
Dans la collection ci-dessous, vous trouverez des articles qui détaillent ces tenues, leurs origines, leurs symboles, et pourquoi elles résistent encore. Vous apprendrez quelles broderies valent aujourd’hui le plus, quels bijoux accompagnent les costumes, et pourquoi certains vêtements sont devenus des symboles nationaux malgré leur origine locale. Vous découvrirez aussi les erreurs courantes — comme confondre un bunad norvégien avec un costume français — et comment reconnaître l’authentique. Ce n’est pas un voyage dans le passé. C’est une carte des vies qui continuent, cachées sous les plis des tissus.
Découvrez les costumes traditionnels français régionaux : breton, alsacien, provençal, normand et basque. Chaque tenue raconte une histoire locale, des matériaux aux broderies, et reste vivante dans les fêtes d'aujourd'hui.
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